Techniques de construction

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Nos maisons et chalets d’habitation peuvent être construits suivant différentes techniques de construction.  Le choix de la technique de construction peut être dicté par vos désidérata, les contraintes urbanistiques, les contraintes techniques de la maison que vous désirez construire.  Cette page vous explique les différences entre les techniques de construction que nous pouvons utiliser pour nos maisons en bois.  

Les madriers emboîtés

Chalet en madriers emboîtés

Issu de la technique traditionnelle de la cabane en rondins, ce système de construction consiste en un empilement horizontal de madriers munis de rainures et languettes, emboîtés les uns dans les autres en leur extrémité.  Ces éléments peuvent être en bois massif ou en bois contrecollé.

Le système par empilement horizontal de madriers demande une attention très particulière pour les détails en raison du tassement inévitable des pièces de bois. Ce tassement est dû aux variations d’humidité, au séchage du bois et aux charges appliquées à la structure.

Les principaux avantages du système des madriers emboîtés sont sa facilité de mise en oeuvre  ce qui le rend plus accessible aux personnes qui désirent effectuer le montage en auto-construction, sa rapidité d’exécution et une ambiance intérieure chaleureuse donnée par la texture du bois massif souvent laissé visible.

L’épaisseur du mur massif varie en général entre 4 cm et 12 cm dans nos régions. Les parois peuvent être réalisées de diverses manières, offrant plusieurs possibilités d’aspect et de performances thermiques. Ainsi, elles peuvent être doublées d’un isolant complémentaire. Dans ce cas, les madriers porteurs seront placés à l’extérieur de la paroi et serviront de finition extérieure. Outre les éléments porteurs en bois, les parois extérieures seront constituées d’une étanchéité, d’une isolation, d’un pare-vapeur et d’un parement (sur la face intérieure).  Il est également possible de réaliser les murs extérieurs en double madriers ce qui évitent le parement intérieur (tout est en bois massif) tout en permettant d’ajouter une isolation supplémentaire entre les deux madriers. 

En contrepartie, cette technique de construction réduit les possibilités de transformation et de suppression de parois.  La taille des baies vitrées est  limitée, à moins de prévoir des détails constructifs permettant d’importantes ouvertures.

L’intégration des techniques spéciales (chauffage, plomberie, électricité, domotique, ventilation,…) dans les madriers requiert une étude préalable complète, respectueuse des règles d’entaillage et de perforation des éléments de structure afin d’éviter les saignées imprévues et inesthétiques. Chaque madrier sera numéroté en atelier pour faciliter l’assemblage des éléments sur le chantier.Le choix du système de charpente est libre : chevrons, fermettes préfabriquées, charpente traditionnelle…

Le poteau-poutre

Chalet en poteau-poutre

Cette technique consiste à monter une structure comparable à celles que l’on peut voir dans les bâtiments munis de piliers en béton. Le squelette poteaux-poutres présente un moins grand nombre de pièces de bois que le système ossature mais les dimensions de leur section sont par contre plus importantes.

Les éléments verticaux ou poteaux sont disposés selon une trame spécifique à chaque construction et sont reliés entre eux par des éléments horizontaux ou poutres. Ces poteaux sont au minimum disposés à chaque angle de la maison et à chaque intersection entre 2 ou plusieurs murs. La structure principale ainsi formée est communément appelée “structure primaire”. Ce système, dont l’exécution peut être rapide, consiste donc à créer une sorte de grande structure ouverte supportant les planchers et la toiture et à créer des parois de remplissage par la suite. Les parois possèdent leur propre structure et sont, soit insérées partiellement entre les poteaux, soit placées du côté extérieur ou du côté intérieur.

Ce type de construction offre une grande diversité architecturale : les possibilités de transformation sont illimitées. Outre l’adaptabilité des surfaces ainsi créées, l’avantage réside dans la possibilité d’exprimer architecturalement la dissociation de la structure, des parois et des planchers, en utilisant par exemple de très larges baies vitrées. Des portées importantes peuvent être atteintes, offrant de grands espaces dégagés

Les poteaux peuvent s’élancer sur la hauteur d’un étage ou sur toute la hauteur du bâtiment. La stabilité de la construction est obtenue par l’ancrage des poteaux aux fondations et par les assemblages entre les poteaux et les poutres.

La découpe des arêtes ainsi que l’assemblage des poutres et poteaux doivent se faire de façon rigoureuse et soignée car la structure demeure souvent apparente. Ce système exige également des précautions dans le choix de la jonction avec les éléments de remplissage, pleins ou vitrés.

Les matériaux utilisés pour les parois peuvent être de structure différente.  Nous travaillons principalement sur une base de madriers massifs et de surface vitrées mais nous sommes évidemment ouvert à toutes vos idées.

L’ossature bois

Maison en ossature bois

La technique de l’ossature bois est l’héritière des constructions à colombages.  La structure est constituée d’un squelette d’éléments verticaux (montants) de faible section, disposés à intervalles réguliers selon un entre axe de 40 ou 60 cm et reliés entre eux par des éléments horizontaux (traverses) de même section, le tout formant des cadres. La distance de placement des montants est déterminée selon les charges à reprendre et les dimensions des éléments standardisés.

Dans ce type de construction, chaque élément constitutif des parois joue un rôle spécifique. La portance est réalisée avec les montants. La stabilité structurelle est assurée par les panneaux de contreventement (OSB) et par les liens de faîtage (sablière périphérique,…). L’isolation thermique se fait grâce à l’isolant placé entre les montants ; elle est doublée, côté intérieur, d’un pare-vapeur. L’étanchéité est assurée par un pare-pluie posé du côté extérieur de la paroi.

Le système à ossature permet une grande souplesse : remplacement, ajout ou suppression de baies et cloisons sont aisés. Bien entendu, toute intervention sur les montants de structure doit être rationnelle : pour créer de grandes ouvertures, par exemple, des pièces de renfort doivent être utilisées et la surface de la paroi doit rester suffisante pour que le bâtiment présente la stabilité requise.

Dotée d’une haute capacité isolante des parois, la construction à ossature bois répond de manière très performante aux exigences thermiques. D’une part, le système à ossature présente, entre les montants, assez d’espace pour incorporer un maximum d’isolant et, d’autre part, le bois lui-même offre d’excellentes propriétés thermiques et réduit les problèmes de pont thermique.

Le passage des équipements, quant à lui, se fait entre les éléments structuraux, parallèlement aux solives ou aux montants, tandis que la charpente, traditionnelle ou constituée de fermettes préfabriquées, est réalisée de manière à assurer une bonne répartition des charges sur l’ensemble des montants.

Si le système à ossature est aujourd’hui très répandu, c’est sans doute parce qu’il permet une liberté de formes et une souplesse quasi illimitées, qu’il peut être facilement préfabriqué en usine et offre une systématisation économique, un affranchissement par rapport aux conditions climatiques extérieures ainsi qu’une réduction des délais de construction. 

Le système ossature bois permet également de répondre à certaines exigences urbanistiques plus facilement que le bois massif.  Le bardage extérieur peut être évidemment en bois (lambris disposés soit à l’horizontale, soit à la verticale),mais aussi du crépis, des lambris PVC, des plaques de fermacell  ou même un parement en briques.  Pour l’intérieur, le bardage peut être tout aussi bien des plaques de plâtre, des lambris de bois (disposés soit à la verticale, soit à l’horizontale), ou du fermacell.  La liste des parements extérieurs ou intérieurs n’est pas exhaustive.

La fuste

Maison en rondins
La fuste désigne un procédé de construction en rondins de bois brut qui conservent leur forme naturelle.  Ils sont ajustés afin d’être assemblés par empilage, suivant des techniques d’ajustage, afin de constituer un mur solide et étanche.
Le choix du bois est une étape essentielle dans l’élaboration d’une maison en bois brut.  Les essences les plus utilisées sont principalement issues des résineux et notamment de l’épicéa que nous utilisons.  Cela s’explique par le pouvoir isolant des résineux qui est supérieur à celui des feuillus.
Chaque tronc nécessite une importante préparation avant de pouvoir être utilisé dans la construction.  Tout d’abord on l’écorce ce qui est l’étape la plus physique du métier de fustier.  Ensuite, le bois doit sécher lentement avant de pouvoir être utilisé.  Lors du montage, les rondins sont entaillés afin de pouvoir être emboîtés l’un dans l’autre en leur extrémité.